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Des plans se confondent, se rythment en apparitions qui disparaissent et nous entrainent vers un questionnement. Des états d’âme se cachent, jaillissent, se révèlent par transparence. Ou avec évidence. Le regard aime se perdre dans cette densité par un cheminement intérieur propre où la toile réfléchit, se réfléchit, dialogue pour retrouver l’unité face aux contradictions. L’émergence de l’insondable temporalise la structure de l’œuvre. Des lignes sertissent l’espace, donnent un cadre fini pour mieux en appréhender le mouvement sous-jacent vers un infini. L’œil, absorbé par l’immobilité mouvante des grandes masses, glisse peu à peu vers la quête de sensibilités comme un passage révélateur de l’intime. De l’apparence diaphane naît ce passage, l’entre. L’ambivalence de l’opposition se fracture en interrogation pour mieux nourrir la poétique de la profondeur du détail. De ces strates accumulées surgissent l’essentiel d’une émotion, la sédimentation de la pensée, la cristallisation du sentiment. De cette quête d’authenticité, par touches successives, la toile devient vibration.

Christine Gasperoni, juillet 2009